Blog · 10 août 2026 · Dinhh

Quelles sont les nouvelles obligations pour obtenir sa TRC ?

État observé au . Un article n’est pas mis à jour : il est daté.

Si tu cherches « nouvelles obligations TRC 2026 », tu vas tomber sur des pages qui promettent du neuf. Nous avons cherché la même chose dans nos propres sources, et voici ce que nous pouvons dater : nous ne sommes en mesure d’établir aucune obligation nouvelle, datée de 2026, pour obtenir une carte de résidence temporaire au Vietnam. Les deux textes qui commandent réellement l’accès à cette carte ont bougé avant — l’un applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2020, l’autre depuis le 7 août 2025.

Ce n’est pas une absence d’information. Sur le droit vietnamien, savoir qu’une règle n’a pas bougé depuis une date précise vaut mieux qu’une page qui annonce du neuf sans jamais dire lequel. C’est aussi la seule façon honnête de te laisser juger de ce que tu lis ailleurs : si une page ne se date pas, tu ne peux pas savoir à quelle époque elle appartient.

La carte n’est pas le visa, et c’est là que tout se joue

Ce sont deux titres distincts, avec deux durées distinctes. Le visa autorise l’entrée et le séjour ; la carte, elle, te dispense de visa pendant toute sa validité.

C’est elle qu’on vise pour s’installer, et c’est ton symbole de visa qui te l’ouvre — ou te la refuse. Autrement dit, la première « obligation » pour obtenir une carte n’est pas une pièce à fournir : c’est d’être entré sous le bon symbole. Un dossier impeccable sous un mauvais symbole ne donne rien.

Les deux dates qui commandent l’accès à la carte

1ᵉʳ juillet 2020 — la loi 51/2019 réécrit le TT et plafonne le ĐT3

C’est la réforme dont presque tout le reste découle, et elle a six ans. Elle a fait deux choses qui décident encore aujourd’hui de qui obtient une carte.

Elle a plafonné le ĐT3 à trois ans, pour le visa comme pour la carte.

Elle a réécrit la liste des bénéficiaires du TT, le visa de famille. Deux conséquences, toutes deux mal servies par les pages francophones :

  • si ton porteur est un étranger, seuls le conjoint et les enfants de moins de 18 ans sont éligibles. Les parents ne le sont plus ;
  • l’énumération nomme ĐT1, ĐT2 et ĐT3 une par une : un investisseur en ĐT4 ne peut pas faire venir sa famille en TT.

Si une page te dit « parents, conjoint, enfants » sans distinguer le porteur étranger du porteur vietnamien, elle cite un texte mort depuis six ans. Nous l’avons fait nous-mêmes jusqu’au 9 août 2026.

7 août 2025 — le décret 219/2025, côté permis de travail

C’est le texte le plus récent qui touche la chaîne, et il ne parle pas de la carte : il parle du permis de travail, qui conditionne le visa LĐ2, qui ouvre lui-même une carte.

Deux choses y ont changé pour qui passe par un employeur. L’autorité compétente n’est plus nationale :

Ton dossier se joue donc dans la province où tu vas travailler, pas à Hanoï — et deux provinces peuvent ne pas t’accueillir au même rythme. Et l’ancienneté exigée pour être reconnu expert a été abaissée :

C’est, à notre connaissance, le seul assouplissement récent de la chaîne qui mène à une carte. Il ne porte pas sur la carte elle-même.

Deux erreurs qui circulent partout — dont une que nous avons portée

Un ĐT3 ne vaut pas cinq ans. Il plafonne à trois ans, visa et carte. La durée de cinq ans appartient à la tranche au-dessus. Notre propre fiche de référence a porté cette erreur jusqu’au 9 août 2026 ; elle est corrigée depuis.

Le TT ouvre bien droit à une carte à lui. On lit souvent que le conjoint est cantonné à la carte de son porteur. C’est faux.

Un seul symbole est réellement exclu de la carte, et c’est le ĐT4 — celui de l’investisseur sous-capitalisé, qui cumule donc les deux peines : pas de carte, et pas de famille en TT.

Les obligations qui n’ont pas bougé, et qu’on oublie quand même

Rien de neuf ici non plus. Ce sont pourtant elles qui font échouer les dossiers.

Ton passeport doit tenir 13 mois. En dessous, tu n’obtiens qu’un visa, pas de carte.

Et la carte sort toujours plus courte que ton passeport.

Un passeport à 13 mois te donne donc une carte de 12 mois au mieux. Renouvelle-le avant de déposer, jamais après : c’est la contrainte la plus simple à lever, et celle qu’on découvre le plus souvent au guichet.

Le renouvellement ne t’oblige pas à sortir du pays.

Compte 30 à 60 jours d’avance. La sortie ne redevient obligatoire que si le visa de base a expiré.

Et l’administration en face de toi est celle de l’immigration, pas celle du travail — y compris quand ton visa dépend d’un permis de travail délivré, lui, par une autre autorité.

Ce que nous n’avons pas pu établir, et que nous n’écrirons donc pas

Trois trous, déclarés plutôt que comblés.

  • Aucun texte de 2026 sur la carte de résidence n’est présent dans notre corpus. Cela ne prouve pas qu’il n’en existe pas : cela dit que nous n’en tenons aucun, et que nous ne fabriquerons pas de nouveauté pour faire vivre un titre. Notre prochaine revue de ce sujet est fixée au 9 octobre 2026.
  • Les frais et les délais, nous ne les publions pas comme des faits. Ce sont des tarifs de réseau, et aucune source publique ne les confirme.
  • L’écart entre la démarche directe et le passage par un intermédiaire — nous avions des chiffres, mais ils avaient été établis sur un circuit administratif mal identifié. Ils sont retirés, pas réécrits par d’autres.

Où lire l’état courant

Cet article date une observation, il ne sera pas mis à jour. L’état courant des symboles, des durées de visa et des durées de carte vit sur une page qui, elle, se corrige : le référentiel des visas vietnamiens, et en particulier sa section durée du visa ≠ durée de la carte de résidence.

Si les deux se contredisent un jour, c’est le guide qui a raison — et c’est exactement pour ça que les deux pages portent le même rattachement de veille.